Bien gérer le mix énergétique dans une flotte auto

Depuis des décennies, en France, les énergies dans les flottes automobiles d’entreprise se sont résumées au seul diesel. Mais la donne a changé. Rééquilibrage fiscal, réduction de l’impact environnemental, désormais la notion de mix-énergétique est capitale.

 

Pendant de longues années, la fiscalité a avantagé les motorisations diesel, avec une TVA déductible sur les achats de carburants, à hauteur de 80 % pour les véhicules particuliers et de 100 % pour les véhicules utilitaires. Ce temps est désormais révolu ! Dans ce contexte, les parcs automobiles des entreprises vont devoir faire cohabiter plusieurs types de motorisations. Essence, diesel, hybride ou 100% électrique, les gestionnaires de flottes automobiles sont confrontés à la notion de mix-énergétique. Parmi les critères d’arbitrage, au-delà de la fiscalité, ou de l’affect des collaborateurs vis-à-vis des véhicules, c’est bien l’usage qui s’avèrera déterminant !

 

Dressez les profils des utilisateurs

Définir un mix énergétique suppose une radiographie des usages qui permet de dresser des profils utilisateurs. On distinguera ainsi les « gros rouleurs », des collaborateurs dont le champ d’action se cantonne à des déplacements en centres urbains sur de courtes distances. Tant sous l’angle économique qu’environnemental, l’essence se justifie entre 12 000 et 25 000 km par an. Au-delà des kilomètres parcourus, il faut également intégrer une dimension « socio-géographique ». Un collaborateur qui se déplace dans des zones rurales sera, au-delà des distances, confronté à l’absence de bornes de recharge pour un véhicule électrique. Une réalité qui évoluera mesure que ce type de motorisation se généralisera sur les routes. Pour l’heure, les motorisations hybrides constituent donc un compromis pertinent en termes de fiscalité et d’impact environnemental…