Téléphone au volant : sensibiliser les collaborateurs

30% des conducteurs reconnaissent utiliser régulièrement leur téléphone au volant. Malgré le danger, le risque d’amendes et de retrait de points, rien n’y fait. Pour sensibiliser les collaborateurs au problème et les inciter à ne pas utiliser leur téléphone en conduisant, il n’y a qu’une solution : la prévention.

Le téléphone mobile : cet accessoire devenu aujourd’hui indispensable autant dans nos vies professionnelles que personnelles. Cet outil incontournable qui rapproche le professionnel de ses clients et de ses collègues, mais aussi de son entourage lors de ses déplacements. Bien qu’il soit un outil essentiel au quotidien, c’est aussi un danger majeur lorsqu’il est utilisé au volant ! Tout le monde le sait et pourtant, le nombre d’infractions constatées ne diminue pas (près de 500 000 en 2017). En tant que gestionnaire de flotte ou chef d’entreprise, c’est à vous qu’il revient de rappeler vos collaborateurs à leurs responsabilités.

L’usage du téléphone au volant ne se limite pas, loin s’en faut, au fait de passer des appels.

Effectuez des rappels fréquents à la loi

On aurait pu penser que la quasi-généralisation des kits et des systèmes Bluetooth contribuerait à résoudre le problème. Erreur, car l’usage du téléphone au volant ne se limite pas, loin s’en faut, au fait de passer des appels. Lecture et envoi de SMS, mais aussi consultation des emails du coin de l’œil sont devenus des pratiques courantes et extrêmement difficiles à endiguer. Rares sont encore les véhicules qui proposent la lecture et la dictée des messages par assistance vocale. Dès lors, vos collaborateurs auront toujours la tentation de répondre à un email « urgent » tout en roulant. La loi est pourtant claire : le téléphone au volant est interdit d’après l’article R412-6-1 du code de la route. L’utilisation du portable tenu en main en voiture ou à 2 roues, qu’il s’agisse d’un appel à l’oreille ou de l’envoi d’un SMS, est une infraction sanctionnée d’un PV, d’une amende de 135€ et d’un retrait de 3 points sur le permis. Et les autorités n’en restent pas là. En janvier dernier, la cour de cassation déboutait un automobiliste qui contestait un PV : ce dernier s’était garé avec ses feux de détresse sur la voie de droite d’un carrefour à sens giratoire pour répondre à un appel. En effet, pour téléphoner au volant, le moteur doit être à l’arrêt et ne plus être sur la voie de circulation.

Des chiffres pour convaincre

« Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts » ou « Un petit clic vaut mieux qu’un grand choc ». Ces slogans cultes sont inscrits dans l’inconscient collectif. Mais quelle phrase pouvez-vous citer au sujet du téléphone au volant ? Aucune. Aussi faut-il marteler le discours auprès des conducteurs en insistant sur des réalités chiffrées :

  • La conversation téléphonique au volant est responsable d’un accident corporel sur 10*
  • La lecture d’un message en conduisant multiplie par 23* le risque d’accident
  • Un conducteur au téléphone (y compris en mode mains libres) enregistre entre 30 et 50%* d’informations en moins

Un arsenal répressif qui se durcit

A comportements infantiles, punitions infantilisantes. Faut-il retirer à un collaborateur l’usage d’un véhicule de la flotte en cas d’infraction ou de sinistre lié à l’usage du téléphone au volant ? C’est une solution délicate à mettre en œuvre, d’autant qu’elle risque de désorganiser l’activité de l’entreprise. Alors ne reste que le dialogue, les stages de sensibilisation dans des centres de formation, en priorisant les récidivistes. De nouvelles dispositions devraient intervenir en 2019, à savoir le durcissement des amendes en cas d’usage du téléphone au volant. Cela suffira-t-il ?

*Source Securite-routiere.gouv.fr – Janvier 2018.