Sinistralité en baisse ? Faîtes jouer la concurrence !

Bonne nouvelle ! Cette année, toutes les statistiques le démontrent, vos collaborateurs ont fait des efforts et ont eu moins d’accidents. Et si vous en profitiez pour en discuter avec votre assureur ?

En bon gestionnaire de flotte, vous êtes soucieux de maîtriser vos coûts au maximum. Parmi les postes sur lesquels il n’est pas si aisé d’agir, il y a les primes d’assurances. L’assurance flotte automobile est un contrat spécifique. Si elle permet de n’avoir à gérer qu’un seul contrat pour plusieurs véhicules, elle n’inclut pas de coefficient de réduction-majoration (plus communément appelé Bonus/Malus). Dès lors, pour calculer le montant de la cotisation, l’entreprise doit effectuer un rapport annuel de sinistralité qui dresse un état complet des incidents ayant affecté la flotte au cours de l’année écoulée. Lorsque la sinistralité augmente, les primes sont ajustées. Mais lorsque votre flotte a subi moins de sinistres, la prime d’assurance, baisse-t-elle dans les mêmes proportions ?

Engager une discussion… constructive

Lorsque vous entrez en contact avec votre assurance avec l’intention d’obtenir une baisse de cotisation, ne venez pas les mains vides. Dressez un bilan complet de la situation à commencer par la vétusté des véhicules qui composent la flotte. Si votre parc est vieillissant, bien que parfaitement opérationnel, n’attendez pas que votre assureur vous suggère de faire évoluer vos garanties vers une couverture au tiers. Faites évoluer votre couverture de manière proactive pour réaliser des économies.is.. Au-delà de cette adaptation du contrat, profitez-en pour faire le point sur l’utilisation des véhicules par vos collaborateurs. Si ces derniers ne peuvent en faire un usage personnel, l’assureur doit en tenir compte. Une fois ces premiers points abordés, vous pouvez en venir à votre argument majeur : la baisse de la sinistralité. Sur cet aspect, il n’y a pas débat et votre assureur sait aussi bien que vous, que votre flotte a enregistré moins de sinistres que par le passé. Reste à démontrer les raisons de ce bon résultat. Si vous avez engagé des politiques de sensibilisation, ou organisé des sessions de formations, il est temps de sortir les justificatifs qui démontreront que l’entreprise est la principale actrice de cette sinistralité en baisse. Sur la base d’éléments tangibles, l’assureur consentira à un ajustement des cotisations.

Aller encore plus loin…

Pour qu’une négociation trouve une issue favorable, il faut que les deux parties y trouvent leur compte. Votre assureur, pour baisser le montant de vos cotisations, a besoin de garanties, car son métier se limite à couvrir un risque. Plus ce risque est faible, moins les cotisations augmentent. Pour lui permettre de s’engager sur le long terme, travaillez main dans la main avec votre assureur afin de concevoir des plans de prévention adaptés. Ces plans s’articulent le plus souvent sur un savant mélange de :

  • Stages de sensibilisation des collaborateurs,
  • Formations spécifiques dans des centres parfois agréés par la compagnie d’assurance
  • Campagnes de challenges internes, visant à améliorer le comportement routier des utilisateurs de la flotte.

En co-construisant, avec l’assureur, un plan d’action détaillé, ce dernier devient un véritable partenaire, impliqué dans la prévention de la sinistralité au sein de votre entreprise. Pour preuve de son implication à vos côtés, il n’aura aucune difficulté à améliorer son positionnement tarifaire !