Autopartage : le début d’une nouvelle histoire

Si Autolib’ a périclité, ne vous y trompez pas. L’autopartage a encore de beaux jours devant lui. Les entreprises s’approprient de plus en plus ce mode de mobilité qui permet de rationaliser l’usage de la flotte.

La 31 juillet 2018 marquait la fin de l’aventure Autolib’ à Paris. Cet échec d’un modèle économique plus que sociétal scelle-t-il pour autant le destin de l’autopartage ? Rien n’est moins sûr. Il suffit de faire le tour des annonces officielles des candidats à l’édification d’une plateforme d’autopartage à Paris pour comprendre que le marché est juteux, car il répond à un réel besoin. Autolib’ est en matière d’autopartage, l’arbre qui cache la forêt. Une réalité encore plus flagrante lorsque l’on observe les applications B2B de ce type de mobilité.

Rationaliser les coûts

L’autopartage, c’est la possibilité d’optimiser la mobilité des collaborateurs tout en rationalisant le TCO d’une flotte automobile. Il existe même des solutions pour déployer l’autopartage au sein de la flotte de l’entreprise. Et c’est une piste à explorer en priorité pour optimiser votre TCO. On considère en effet, que 70% de la durée de vie d’un véhicule s’écoule paisiblement… sur un parking. En déployant une solution d’autopartage au sein de votre entreprise, vous pourrez sans doute optimiser ce taux d’utilisation de la flotte et ainsi mieux la rentabiliser.

L’autopartage, c’est la possibilité d’optimiser la mobilité des collaborateurs tout en rationalisant le TCO d’une flotte automobile.

L’autopartage : des atouts incontestables

Optimisation de la gestion et de l’exploitation des véhicules de la flotte, réduction des dépenses de taxi et de location courte durée faute de disponibilité d’une auto, amélioration des déplacements inter-sites au quotidien, mise au diapason des politiques RSE et gestion de flotte… L’autopartage est une réponse à un enjeu non seulement économique, mais également écologique et humain. L’autopartage d’entreprise n’a, finalement, pas grand-chose en commun avec feu Autolib’. Afin d’être efficiente, la solution déployée devra fonctionner comme une plateforme de réservation. L’utilisateur définit quand il a besoin d’un véhicule, précise la durée d’utilisation et peut prendre possession du véhicule à l’heure dite. En adjoignant aux véhicules de votre flotte des boîtiers connectés, comme le proposent certaines solutions d’autopartage, l’utilisateur peut même déverrouiller et verrouiller les portières, à condition que les clés soient sur le contact. L’autopartage est une promesse de mutualisation efficace des ressources. Certaines études (Baromètre OVE 2017 ou encore MobilityGreenTech), annoncent une réduction des coûts de gestion de la flotte estimée à 30%.

En Europe, 80 000 véhicules devraient fonctionner en autopartage dans les entreprises d’ici 2020.

Vers une généralisation de l’autopartage ?

Si l’on s’en réfère à une étude réalisée par l’institut Frost & Sullivan à la fin 2016, il apparaît qu’à l’horizon 2020, 80 000 véhicules devraient fonctionner en autopartage dans les entreprises en Europe. Quant au nombre d’acteurs sur le segment de l’autopartage pour entreprise, il passera de 13 en Europe en 2013 à 30 d’ici 2020. Avec cet élargissement de l’offre et la multiplication des solutions d’autopartage, le nombre d’entreprises européennes intégrant un service de ce type pour leurs employés devrait passer de 200 en 2013 à 4000 d’ici 2020, et ainsi représenter 0,5% de la flotte globale des entreprises européennes. Sans être une révolution, un mouvement est amorcé et l’autopartage d’entreprise répond à un enjeu clé : l’efficacité et la maîtrise des coûts.