Plan de relance du secteur Automobile

Mise à jour le 1er juillet 2021

Le 26 mai 2020, Emmanuel Macron présentait le plan de relance du secteur automobile évalué à près de 8 milliards d’euros. Pour consolider la filière touchée de plein fouet par la pandémie du coronavirus, différentes mesures de relance immédiate des ventes et des projets de plus long terme devant aider à la consolidation du secteur ont ainsi été annoncées. Un plan qui a par ailleurs été conforté par le Plan de Relance annoncé par le gouvernement en septembre 2020 et qui fait la part belle à l’hydrogène et au développement des véhicules à pile à combustible (véhicules à hydrogène).

Pour soutenir le secteur automobile durement touché par la crise de la COVID-19, le gouvernement a très rapidement pris les devants et annoncé fin mai 2020 un plan de relance du secteur automobile d’envergure.

Un plan qui fait la part belle aux véhicules propres, afin de profiter de la relance du secteur pour verdir le parc automobile français. Dans la continuité des annonces déjà faites, notamment depuis le plan Hydrogène de 2018, le gouvernement entend ainsi agir à la fois sur la demande, via les dispositifs de bonus et de prime à la conversion, et sur le soutien à l’innovation et la transformation de la filière automobile.

Cette mesure qui représentera 1,9 milliard d’euros entre 2020 et 2022 a été renforcée par l’enveloppe qui sera allouée à la mobilité hydrogène dans le cadre du Plan de Relance post-Covid (développement des véhicules à hydrogène, des stations de recharge pour ces véhicules…).

Bonus et primes à la conversion, plus généreux mais qui vont aller en diminuant

Pour favoriser les ventes de véhicules propres, le gouvernement poursuit l’augmentation du montant des primes à l’achat pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable par les particuliers, mais également par les personnes morales. Ainsi en juin 2020, ce bonus est passé de 3 000 à 5 000 € pour l’achat par une entreprise d’un véhicule électrique de moins de 45 000 €. Les hybrides rechargeables, dont l’autonomie est supérieure à 50 kilomètres, bénéficient pour leur part d’un nouveau bonus, de 2 000 €. Au 1er juillet 2021, ces montants passent à 4 000 € pour un véhicule électrique et 1 000 € pour un hybride rechargeable. Ils diminueront encore de 1 000 € en janvier 2022, soit respectivement 3 000 € pour les véhicules électriques et 0€ pour les hybrides rechargeables. Cette décision vise à renforcer le soutien aux efforts de verdissement du parc automobile français dans le contexte de la crise sanitaire.

Par ailleurs, le barème du 30 juin 2021 reste valide pour toute commande signée jusqu’au 30 juin 2021, dont la livraison pourra intervenir jusqu’au 31 décembre 2021 (au lieu du 30 septembre 2021).

L’Etat montre l’exemple

Afin de permettre un verdissement du parc automobile de l’État, 180 millions d’euros seront consacrés au remplacement des véhicules qui le composent, par des véhicules électriques moins polluants. Cette mesure sera centrée sur les flottes de la police, de la gendarmerie, des douanes et de l’administration pénitentiaire. Elle est intégrée dans le projet de loi de finances pour 2021.

L’installation des bornes électriques s’accélère

Par ailleurs, le plan de relance prévoit également d’accélérer l’installation des bornes électriques, avec l’objectif d’en déployer 100 000 d’ici à la fin 2021 (soit un an plus tôt que prévu). Un financement est proposé pour soutenir le développement de hubs de recharge ultra-rapides dans les territoires, sur les grands axes nationaux et dans les bâtiments publics. Un programme de soutien est également proposé pour encourager la production en France des bornes de recharge électriques.

Plan de relance du secteur automobile : un soutien à la filière

Outre cette relance par la demande, Bercy apporte également, dans le cadre de ce plan, son soutien direct à la filière. Depuis 2020, l’État a ainsi débloqué 200 millions d’euros, sous la forme de subventions, pour aider les entreprises du secteur à investir dans la modernisation de leurs usines, grâce à l’automatisation et la numérisation.

Un second volet de l’aide publique mobilisera 600 millions d’euros sous la forme d’un fonds d’investissement en fonds propres. Une enveloppe qui servira notamment à aider les entreprises de taille intermédiaire (ETI) à grandir à l’international et à accompagner celles en difficulté suite à la crise sanitaire.

Enfin, l’État compte accroître son soutien à la recherche et au développement.

 

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